Google Search Console : 15 astuces pour booster votre SEO

Google Search Console est un service gratuit de Google qui montre comment votre site apparaît dans les résultats de recherche. Bien lu, il indique quoi corriger en premier. Cet article parcourt les rapports clés, puis détaille 15 astuces concrètes, avec une méthode pour comprendre une baisse de trafic et un quiz de six questions.

Analyse de graphiques de performance sur un ordinateur portable, comme dans Google Search Console
Lire ses données de recherche, c’est le point de départ d’un SEO piloté.
D’où vient cet article. Il s’appuie sur deux vidéos francophones, dont celle de Paul Vengeons, consultant SEO. Nous avons recoupé leurs points techniques avec l’aide de Google et corrigé ce qui divergeait. Les repères chiffrés de praticiens (positions 31 à 100 et 8 à 20, pages sous un clic, liens internes minimum) sont présentés comme tels.

À quoi sert Google Search Console ?

Google la décrit comme un ensemble d’outils pour mesurer le trafic et la performance de votre site dans la recherche, corriger les problèmes et mieux apparaître dans les résultats. Le service est gratuit.

Son intérêt tient à une chose : ce sont des données réelles de Google, pas des estimations d’un outil tiers. Chaque rapport répond à une question de décision.

Votre questionRapport à ouvrirDécision possible
Mon SEO progresse-t-il ?PerformanceContinuer ou chercher la cause d’une baisse
Mes pages clés sont-elles dans l’index ?Indexation et Inspection d’URLCorriger, puis demander l’indexation
Où gagner des clics facilement ?Performance, avec filtresRéécrire un titre, enrichir un contenu
Quelles pages ne servent à rien ?Performance et IndexationAméliorer, fusionner, rediriger ou retirer

Ce guide suppose que votre site est déjà relié à l’outil. Si ce n’est pas le cas, notre article Rank Math SEO : configurer le plugin WordPress pas à pas explique comment connecter Google Search Console et soumettre un sitemap.

La vue d’ensemble et Search Console Insights

La page d’accueil de l’outil résume les autres sections : un aperçu des performances récentes, l’état d’indexation (pages indexées et non indexées), l’expérience de page, la sécurité et les améliorations. Elle sert de tableau de bord, pas d’analyse.

Un lien mène aussi à Search Console Insights, un rapport simplifié, présenté par Paul Vengeons sur les 28 derniers jours : clics en hausse ou en baisse par rapport à la période précédente, contenus à popularité croissante, contenus les plus populaires, requêtes qui apportent le plus de clics.

Ce rapport convient pour montrer vite les bons résultats à un client ou à un supérieur. Mais il met surtout en avant ce qui marche : il ne vous dit pas quelle page a perdu du trafic, ni sur quelle requête. Pour comprendre une baisse, il faut le rapport Performance.

Le rapport Performance de Google Search Console : lire la santé de votre SEO

C’est l’écran qui apporte le plus de données exploitables. Il affiche quatre indicateurs : clics (le trafic venu de Google), impressions (chaque apparition d’une page dans un résultat, cliquée ou non), CTR (clics divisés par impressions) et position moyenne. Par défaut, la période couvre les trois derniers mois.

Attention à la position moyenne : sur l’ensemble du site, elle mélange des requêtes très différentes. Elle devient plus fiable quand vous l’étudiez pour une URL précise sur une requête précise.

Régler la vue avant de lire

  • Type de recherche : Google propose notamment Web, Image, Vidéo et Actualités. Gardez « Web » pour l’analyse SEO courante, afin de ne pas mélanger des canaux différents.
  • Période : de 24 heures jusqu’à environ 16 mois d’historique. Prenez 12 mois pour le fond, trois mois pour les actions rapides.
  • Filtres : requête, page, pays, appareil, apparence dans les résultats.
  • Comparaison : opposez deux périodes de même durée pour voir la tendance.

Isoler le trafic hors marque

Filtrez les requêtes qui ne contiennent pas le nom de votre marque. Le trafic restant montre ce que le SEO vous apporte auprès de gens qui ne vous connaissent pas encore. Les requêtes avec votre marque, elles, affichent généralement un CTR plus élevé (constat de praticien, à vérifier sur votre site).

Lire les indicateurs ensemble

Ce que vous voyezLecture probable
Impressions en hausse, clics en hausseVisibilité en progrès
Impressions en hausse, clics stablesPosition encore basse ou CTR faible
Bonne position, CTR basTitre ou description peu attractifs : piste d’amélioration rapide
Impressions et clics en baissePerte de visibilité : vérifier l’indexation et les changements récents

Sur 12 mois, vous pouvez aussi rapprocher une rupture de courbe d’une mise à jour d’algorithme ou d’une modification de votre site. C’est une piste à vérifier, pas une preuve.

Pourquoi les totaux ne concordent pas

Si vous additionnez les clics de l’onglet Requêtes, vous ne retrouverez pas le total du graphique. C’est normal : Google omet du tableau les requêtes rares, dites anonymisées, et limite l’affichage à 1 000 lignes.

D’après Paul Vengeons, l’onglet Pages retombe plus près du total, mais Google ne le détaille pas. Pour un site volumineux, l’API peut renvoyer davantage de lignes.

Sources : données de performance et écarts de données.

Indexation : quelles pages Google retient-il ?

Une page absente de l’index ne reçoit aucun clic. Avant d’optimiser un texte, vérifiez donc qu’il est indexé. Le rapport « Pages » de la section Indexation liste les pages indexées et celles qui ne le sont pas, avec le motif.

L’enjeu principal : repérer, parmi les pages non indexées, celles qui ont un potentiel SEO et que vous voulez voir dans Google, puis comprendre pourquoi elles en sont absentes.

Un contrôle rapide avec site:

Tapez site:votredomaine.com dans Google. Il affiche des exemples de pages de votre site présentes dans Google. Paul Vengeons s’en sert pour croiser avec le rapport « Pages ».

Gardez une réserve : Google précise que cet opérateur ne renvoie pas forcément toutes les URL indexées. Il ne sert donc pas à les compter : pour un décompte fiable, utilisez le rapport « Pages », et pour une URL précise, l’inspection d’URL. Source : opérateur de recherche site:.

Comprendre les motifs d’exclusion

MotifCe que dit GoogleQue faire
Page avec redirectionL’URL redirige : elle n’est pas indexée, la cible peut l’êtreVérifier que la redirection est voulue
Balise noindexGoogle a trouvé une consigne noindexRien si l’exclusion est voulue ; sinon retirer la balise
Bloquée par robots.txtLe fichier robots.txt interdit l’explorationPour sortir une page de la recherche, Google conseille noindex plutôt que robots.txt
Introuvable (404)La page n’existe plusAcceptable sans remplaçant ; 301 si la page a été déplacée
Accès interdit (403)Le serveur refuse l’accès à Google (motif plus rare, cité par Paul Vengeons)Vérifier les droits d’accès du serveur ou du pare-feu
Doublon / canonique différenteGoogle a choisi une autre URL de référenceSouvent normal ; corriger la canonique si Google se trompe
Explorée, actuellement non indexéeGoogle a lu la page sans l’indexer, pour l’instantAméliorer la valeur du contenu et son maillage
Détectée, actuellement non indexéeGoogle connaît l’URL mais ne l’a pas encore exploréePatienter, renforcer les liens internes, soumettre un sitemap

Les doublons ne sont pas forcément des erreurs : Google indique que « doublon sans canonique choisie par l’utilisateur » fonctionne comme prévu. Source : rapport d’indexation des pages.

Détectée ou explorée : ne les confondez pas. Dans « détectée », Google n’est pas encore venu lire la page. Dans « explorée », il est venu et n’a pas retenu la page.
L’un des vidéastes y voit souvent un signal de contenu faible ou de site récent. C’est un retour d’expérience plausible, mais Google précise que « détectée » peut aussi venir d’une exploration reportée pour ne pas surcharger le site.

Chaque motif a une page de détail : cliquez sur la ligne pour voir les URL concernées, puis sur « En savoir plus » pour l’explication de Google. Après correction, le bouton « Valider la correction » demande à Google de revisiter les pages.

Inspecter une URL

Collez une adresse dans la barre du haut : l’outil montre l’état d’indexation, la dernière exploration et la canonique choisie. Prenez le réflexe de le faire pour toute page importante, juste après sa publication ou après une modification que vous voulez voir prise en compte vite. Deux nuances importantes, d’après Google.

  • Le résultat reflète la dernière exploration, pas la page en direct.
  • « L’URL est sur Google » signifie que la page peut apparaître, pas qu’elle apparaîtra.

Pour savoir pourquoi une page n’est pas indexée, utilisez Tester l’URL active : Google récupère la page en direct et signale par exemple une balise noindex. Source : outil d’inspection d’URL.

Sitemaps, suppressions et pages 404

Soumettre vos sitemaps

Un sitemap est un fichier qui liste les URL que vous voulez voir explorées. Votre extension SEO (Rank Math, Yoast) en génère un, souvent à l’adresse /sitemap_index.xml ou /sitemap.xml. Collez-la dans le rapport « Sitemaps » : le statut « Réussite » indique que le fichier a été lu sans erreur.

L’envoi se fait en général une fois, à la configuration. Le fichier se met ensuite à jour avec votre CMS, et le rapport indique la date de dernière lecture par Google. Google conseille de le renvoyer après un gros changement du site. Le fichier robots.txt peut aussi mentionner l’adresse du sitemap.

Une vidéo conseille d’envoyer le sitemap général et ceux par type (articles, pages, produits), pour suivre l’indexation de chaque famille. C’est une bonne pratique de suivi, pas une exigence de Google. Surtout, un sitemap ne garantit ni l’exploration ni l’indexation. Source : rapport Sitemaps.

Traiter les 404 et les suppressions

  • Une 404 est acceptable pour une page supprimée sans équivalent.
  • Si la page a été déplacée ou remplacée, faites une redirection 301 vers la page la plus proche par le sens.
  • L’outil « Suppressions » est temporaire : environ six mois, et il masque l’URL des résultats sans la retirer de l’index. Il sert aux retraits urgents ; vous y retrouvez la liste de vos demandes.
  • Pour un retrait durable, Google indique de renvoyer un code 404 ou 410, ou d’utiliser noindex.

Source : outil de suppression d’URL.

Expérience, données structurées, sécurité, liens, paramètres

Ces sections se consultent moins souvent, mais certaines alertes sont urgentes.

SectionCe qu’elle montreÀ retenir
Expérience : Core Web VitalsPerformance réelle des pages, mobile et ordinateur, en trois états : mauvais, à améliorer, bonDonnées de terrain issues de visiteurs réels ; « aucune donnée » s’affiche si le trafic est insuffisant
Expérience : HTTPSPart de vos URL servies en HTTPSVisez la totalité du site
AméliorationsDonnées structurées détectées : fil d’Ariane, avis, produits, fiches de marchandElles donnent des affichages enrichis (étoiles, prix) qui peuvent aider le CTR, surtout en e-commerce
Actions manuellesPénalité appliquée à la main par une personne chez GoogleRare ; à traiter sans attendre si elle apparaît
SécuritéPiratage ou logiciel malveillant détectéÀ corriger vite, en suivant la cause indiquée par l’outil

Pour les Core Web Vitals, ne cherchez pas la perfection à tout prix. Google indique qu’ils sont utilisés par ses systèmes de classement, mais qu’un bon score ne garantit pas une place en tête. Sources : rapport Core Web Vitals et expérience de page.

Pour les données structurées, vous pouvez tester une page en direct avec le test des résultats enrichis de Google, avant même que le rapport ne se mette à jour.

Attention : l’affichage enrichi des FAQ n’existe plus dans les résultats de Google, d’après sa documentation. Ne comptez plus dessus pour gagner de la place. Source : données structurées FAQ.

Le rapport Liens : liens externes et internes

Il distingue les backlinks (liens venus d’autres sites) et les liens internes (entre vos propres pages). Quatre tableaux sont utiles.

TableauCe qu’il montreUsage
Pages les plus liées (externes)Les pages qui reçoivent le plus de backlinksRepérer vos pages qui attirent déjà l’attention
Principaux sites d’origineLes sites qui vous font le plus de liensSavoir qui parle de vous
Principaux textes d’ancrageLes mots cliquables utilisés pour vous lierVérifier la variété et le naturel des ancres
Pages les plus liées (internes)Les pages les plus reliées dans votre siteSouvent celles du menu et du pied de page ; repérez les pages stratégiques oubliées

Ce rapport reste limité face à des outils tiers payants comme Semrush ou Ahrefs, mais il donne une première vision sans licence. Il compte aussi les liens de navigation : pour isoler les liens placés dans le contenu, qui comptent généralement davantage (avis de praticien), croisez avec un outil d’exploration.

Les paramètres utiles

RéglageÀ quoi il sert
Utilisateurs et autorisationsDonner accès à un consultant ou à un collègue, sans partager votre compte
AssociationsRelier Google Search Console à Google Analytics
Changement d’adresseSignaler un changement de nom de domaine
Exportation groupéeExporter toutes les données vers un entrepôt de données ; réservé aux besoins avancés
robots.txtVérifier que Google a bien récupéré le fichier et à quelle date
Statistiques sur l’explorationVoir les demandes de Googlebot par jour, les codes de réponse du serveur, le type de robot (smartphone, ordinateur) et l’objectif (découverte ou actualisation)

Les statistiques d’exploration servent surtout à détecter une anomalie : une explosion de codes d’erreur (4xx, 5xx) ou de redirections fait perdre du temps à Google. Dans l’ordinaire, un site en bonne santé renvoie surtout des réponses « 200 ».

15 astuces pour exploiter vos données

Les astuces suivent un ordre logique : trouver des idées, optimiser l’existant, puis fiabiliser l’indexation. Chacune part d’un filtre à appliquer dans l’outil. Les libellés exacts des filtres peuvent varier légèrement selon votre interface.

Trouver des idées de contenu

  1. Exploiter les positions 31 à 100. Dans Performance > Requêtes, affichez les 12 derniers mois, filtrez les positions supérieures à 30 et exportez. Ce sont des requêtes voisines de vos pages, sur lesquelles votre site n’est pas encore légitime. Chaque groupe de requêtes est une idée : enrichir une page ou en créer une.
  2. Repérer les pages sous un clic. Dans l’onglet Pages, sur 12 mois, filtrez les clics à moins de un (repère de praticien). Triez : pages sans valeur (tags, archives), pages récentes, pages anciennes à retravailler. Une page sans impression n’a pas de ligne : comparez avec la liste de vos URL.
  3. Débusquer les pages zombies. Une page zombie cumule deux défauts : aucun trafic organique et des problèmes techniques (non indexée, canonique erronée, orpheline). Ne la supprimez pas sur le seul critère « zéro clic » : vérifiez d’abord son âge, ses liens et son utilité.

Optimiser l’existant

  1. Réécrire les titres des pages bien classées. Une page en haut des résultats avec un CTR inférieur à la moyenne du site perd des clics. Retravaillez le title et la meta description, mot-clé en tête. Google peut réécrire un titre peu pertinent : un titre clair et unique aide.
  2. Compléter une page avec ses requêtes en positions 8 à 20. Filtrez par URL, onglet Requêtes, gardez les positions 8 à 20 (repère de praticien). Ajoutez des sections ou des termes qui répondent à ces requêtes, sans bourrage de mots-clés.
  3. Détecter la cannibalisation. Filtrez sur une requête, puis ouvrez l’onglet Pages. Si deux URL s’y classent avec des positions proches et instables, elles se concurrencent. Fusionnez le meilleur des deux contenus dans l’URL cible, puis redirigez l’autre en 301. Une redirection seule ne suffit pas.
  4. Comparer deux périodes. Avec « Comparer », vérifiez si la hausse des impressions se traduit en clics, et identifiez les pages gagnantes et perdantes (méthode détaillée ci-dessous). Pour suivre une requête précise dans le temps, un outil de suivi de positions reste plus fiable (voir notre présentation de SEMrush).
  5. Surveiller le hors marque. Gardez ce filtre actif dans vos tableaux de bord : c’est un bon indicateur de l’acquisition auprès de nouveaux visiteurs.
  6. Muscler le maillage interne. Dans Liens > Liens internes, repérez les pages stratégiques (services, offres) qui reçoivent peu de liens. Ajoutez des liens depuis des contenus proches, avec des ancres descriptives. Le « minimum de cinq liens » cité dans l’une des vidéos n’est pas une règle. Pour structurer vos contenus par thèmes, lisez notre guide du cocon sémantique.

Fiabiliser l’indexation et le technique

  1. Vérifier qu’une page stratégique est indexée. Si vous ne trouvez aucune position pour une page importante, inspectez son URL avant tout : elle n’est peut-être pas dans l’index.
  2. Trier les pages « explorées » et « détectées » non indexées. Exportez les deux listes, décidez page par page si elle mérite l’index. Pour les pages utiles, améliorez le contenu et le maillage, puis utilisez « Demander une indexation ». Inutile de resoumettre une page « explorée » sans l’avoir modifiée. Google traite la demande en général en un jour environ, parfois beaucoup plus, sans garantie et avec un quota quotidien.
  3. Tester l’URL active pour trouver la cause. L’outil indique si l’exploration et la récupération sont autorisées, et si l’indexation l’est. Une balise noindex oubliée y apparaît. Vous ne pouvez pas demander l’indexation d’une page non indexable.
  4. Soumettre des sitemaps propres. N’y mettez que des URL à indexer. Suivez l’indexation par type de contenu si vous avez soumis plusieurs fichiers.
  5. Nettoyer les 404. Exportez les URL « Introuvable (404) », redirigez en 301 celles qui ont un équivalent, laissez les autres en 404. Réservez l’outil de suppression aux retraits urgents, en sachant qu’il est temporaire.
  6. Arbitrer selon les appareils. L’onglet Appareils montre la répartition mobile, ordinateur et tablette. Croisez avec vos conversions dans Analytics avant un gros chantier technique (voir notre guide Google Analytics 4 B2B).

Comprendre une baisse de trafic

C’est l’astuce de fin du tutoriel de Paul Vengeons, et l’une des plus utiles. Quand la courbe baisse, ne regardez pas seulement le total : comparez une période haute à une période basse pour savoir exactement ce qui a été perdu.

  1. Sur 12 à 16 mois, repérez la phase où le trafic était haut et notez ses dates de début et de fin.
  2. Dans le sélecteur de dates, choisissez « Comparer », puis « Personnaliser ».
  3. Réglez la première plage sur votre période haute, la seconde sur une période récente de même durée. Des plages égales évitent de comparer des durées différentes.
  4. Ouvrez l’onglet Pages, puis l’onglet Requêtes. Triez par différence de clics pour voir les plus fortes pertes (ou les plus fortes hausses).

Vous obtenez deux listes : les URL et les requêtes qui ont le plus perdu. Reste à comprendre pourquoi.

Ce que vous observezPiste à explorer
Pertes concentrées sur une ou quelques pagesContenu à actualiser, nouveau concurrent sur la requête, page devenue moins bien liée
Pertes réparties sur tout le siteMise à jour d’algorithme, problème technique général, perte d’autorité face à des sites plus forts
Une requête a perdu des clics mais la page garde sa positionBaisse de la demande ou nouvel affichage dans les résultats : regardez la page de résultats

Ensuite, tapez la requête dans Google et observez qui vous a remplacé : contenu plus complet, plus récent, plus de liens ?

Une action SEO d’un concurrent n’est qu’une des causes possibles. Cette méthode fonctionne aussi dans l’autre sens, pour comprendre une période de hausse et la reproduire.

Et le crawl budget ?

L’une des vidéos recommande de supprimer les pages inutiles pour économiser le budget d’exploration. L’idée de nettoyer reste saine pour la qualité du site.

Mais Google adresse son guide du crawl budget d’abord aux très grands sites (de l’ordre d’un million de pages, ou dix mille avec un contenu changeant chaque jour) et à ceux qui ont beaucoup d’URL « détectées, non indexées ». Ces seuils sont des ordres de grandeur.

Pour un site de taille modeste, concentrez-vous sur la qualité des pages et le maillage plutôt que sur le crawl budget. Source : gérer le crawl budget.

Par où commencer ?

Si vous n’avez qu’une heure dans Google Search Console, suivez cet ordre. Il va du plus bloquant au plus exploratoire.

PrioritéActionAstuces
1Vérifier l’indexation de vos pages stratégiques10, 11, 12
2Réécrire les titres des pages bien classées au CTR faible4
3Enrichir les pages avec leurs requêtes en positions 8 à 205
4Résoudre les cannibalisations6
5Traiter pages sous un clic et pages zombies2, 3
6Nettoyer les pages en 40414
7Planifier de nouveaux contenus depuis les positions 31 à 1001

L’autre vidéaste affirme que l’optimisation de l’existant donne des résultats en quelques mois, plus vite que la création. C’est son retour d’expérience : le délai dépend de la requête, de la concurrence et de la qualité globale du site. Mesurez avant et après sur la même période.

Ce que Google Search Console ne fait pas

  • Pas de volumes de recherche : il montre les impressions de votre site, pas la demande totale d’un mot-clé.
  • Pas de suivi de rang fixe : la position moyenne est une moyenne, qui varie selon les requêtes et les affichages.
  • Pas de données de comportement sur le site : taux de rebond, conversions et parcours relèvent d’Analytics.
  • Pas de garantie d’indexation : une demande, un sitemap ou une inspection réussie n’en assurent pas.
  • Une vue partielle : tableaux limités à 1 000 lignes dans l’interface.

Glossaire

TermeDéfinition
ImpressionUne page de votre site apparaît dans un résultat de recherche
CTRTaux de clic : clics divisés par impressions
IndexationEnregistrement d’une page dans la base de Google, condition pour apparaître
CanoniqueURL de référence choisie quand plusieurs pages se ressemblent
CannibalisationDeux pages de votre site se disputent la même requête
SitemapFichier listant les URL que vous souhaitez voir explorées
301Redirection permanente d’une URL vers une autre
BacklinkLien d’un autre site vers le vôtre
Texte d’ancrageMots cliquables d’un lien
GooglebotRobot de Google qui explore les pages web
robots.txtFichier qui indique aux robots les parties du site à explorer ou non

Quiz : testez-vous

Six questions. Cliquez sur une question pour afficher la réponse et son explication.

Q1. Une page a une bonne position mais un CTR bas. Que travailler en premier ?

Réponse : la balise title et la meta description, pour donner plus envie de cliquer, en gardant le mot-clé dans le titre.

Q2. Quelle différence entre « explorée » et « détectée », actuellement non indexée ?

Réponse : dans « explorée », Google a lu la page sans l’indexer. Dans « détectée », il connaît l’URL mais ne l’a pas encore explorée.

Q3. L’outil de suppression d’URL retire-t-il définitivement une page de Google ?

Réponse : non. Il masque l’URL pendant environ six mois. Pour un retrait durable, il faut une 404 ou 410, ou une balise noindex.

Q4. Comment repérer une cannibalisation de contenu ?

Réponse : filtrer sur une requête puis ouvrir l’onglet Pages. Si plusieurs URL se classent avec des positions proches et instables, elles peuvent se concurrencer.

Q5. Une demande d’indexation garantit-elle l’apparition de la page ?

Réponse : non. Google l’examine en général un jour environ, parfois beaucoup plus. Il ne garantit pas l’indexation, et chaque site a un quota quotidien.

Q6. Comment trouver les pages qui ont perdu le plus de clics ?

Réponse : comparer une période haute à une période récente de même durée, puis trier les onglets Pages et Requêtes par différence de clics.

FAQ

Google Search Console est-elle gratuite ?

Oui. Le centre d’aide de Google la présente comme un service gratuit, sous réserve d’un compte Google. L’API associée est soumise à des quotas d’utilisation.

Quelle différence entre Google Search Console et Google Analytics ?

Google Search Console éclaire ce qui se passe dans Google avant le clic : requêtes, impressions, indexation. Analytics mesure ce que font les visiteurs une fois sur votre site.

Combien de temps faut-il pour qu’une page soit indexée après une demande ?

Google indique que la demande prend en général environ un jour, parfois beaucoup plus, et ne garantit pas l’indexation. Pour de nombreuses pages, il recommande plutôt un sitemap.

Jusqu’à quand remontent les données de Google Search Console ?

Google Search Console conserve environ 16 mois de données, d’après l’aide Google Analytics. C’est pourquoi il vaut mieux exporter vos chiffres régulièrement si vous voulez des comparaisons plus anciennes.

Search Console Insights suffit-il pour suivre son SEO ?

Non. Ce rapport simplifié met en avant les contenus qui progressent, sans détailler les pertes. Pour comprendre une baisse, utilisez le rapport Performance et la comparaison de périodes.

Faut-il supprimer les pages qui n’ont aucun clic ?

Pas automatiquement. Vérifiez d’abord leur âge, leurs liens et leur utilité. Une page récente peut avoir besoin de temps, une page utile peut être améliorée, et une page sans valeur peut être fusionnée ou redirigée.

Passez à l’action

Un regard extérieur sur vos données Google Search Console ?

Parlez-en à l’équipe WData MG : nous étudions votre besoin avant tout engagement.

Demander un échange

Sources

0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *